Du Brésil à Gaspé pour l’Ultra Trail du Bout du Monde

Du Brésil à Gaspé pour l’Ultra Trail du Bout du Monde

Le Brésilien Clayton Zeca était en voyage au Canada et est venu spécialement de Toronto pour participer à l'événement.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Pour la majorité des 283 participants réunis samedi dernier dans le parc national Forillon, la journée était particulièrement chaude pour courir en sentiers. Pour Clayton Zeca, c’était un peu frisquet.

C’est que le coureur est originaire de Rio, au Brésil, et qu’il est évidemment habitué aux hautes températures. Celle de samedi était l’équivalent d’une chaleur hivernale dans son pays. Curieux, nous lui avons demandé ce qui avait bien pu l’attirer jusqu’aux limites de la péninsule gaspésienne pour s’élancer dans une course de 35 km. Clayton avoue humblement qu’il n’avait même jamais entendu parler de la Gaspésie il y a quelques jours à peine. De passage dans les grandes villes canadiennes de Toronto, Ottawa, Montréal et Québec, l’athlète reluquait tout simplement les courses disponibles sur le web lorsqu’il est tombé par hasard sur l’Ultra Trail du Bout du Monde.

« J’ai trouvé plusieurs courses et j’ai fait un demi-marathon à Toronto il y a deux semaines. J’ai choisi celle-ci parce que c’est différent des autres villes que j’ai visitées et que ça avait l’air d’un bel endroit », résume-t-il.

Bon défi

Le coureur était cependant loin de se douter que son trajet en autobus de Québec à Gaspé allait lui prendre à lui seul 11 heures de route. N’ayant ni voiture ni connaissance dans le coin, il a même dû marcher trois kilomètres supplémentaires pour se rendre de son auberge à la ligne de départ; un petit réchauffement avant de démarrer le parcours. Qu’à cela ne tienne, il a tout de même signé la 7e position sur les 29 coureurs ayant terminé la course. « Ç’a été assez difficile pour moi. Au début je devais pousser fort et je trouvais qu’il y avait beaucoup de dénivelés. À la fin mes jambes étaient lourdes mais c’était un bon parcours. Je fais partie de deux équipes de course à Rio et je crois qu’ils vont être excités quand je vais leur raconter mon expérience. »

Retour en 2018

Des histoires comme celle-ci, il y en a évidemment eu plusieurs parmi les participants, comme Andrew Donnelly qui a fait 17 heures de voiture, avant de dormir une heure sur son siège et terminer en 3e position du 110 km. Ou encore Elodie Le Poetvin qui a fini 2e au classement général du 50 km, parmi les 69 personnes inscrites, tous sexes confondus.

Au final, les organisateurs se montrent satisfaits du résultat de cette deuxième édition de l’Ultra Trail du Bout du Monde passée dans le parc national Forillon. Déjà, des équipes de l’extérieur sont en train de se former afin de prendre des semaines de congé entières pour profiter de l’endroit et conclure leur périple avec une course longue distance.

« On se fait dire que c’est un événement que d’habitude, tu roules à 100 bénévoles, et nous on était 43 alors on est vraiment contents. C’est certain qu’il y a des points à améliorer mais les commentaires sont vraiment positifs et on l’a vu sur les réseaux sociaux auprès des coureurs », analyse Marie-Claude Brière, bénévole et directrice des communications pour l’événement.

Rappelons que cette course de sentier est soutenue par l’expertise des promoteurs Land’s End Racing Canada / Courses du Bout du Monde Canada qui ont déjà réalisé six événements depuis les quatre dernières années, en Gaspésie ainsi qu’au Portugal. L’événement devrait être de retour l’an prochain.

  • Lito Cordeiro

    Boa Zeca, do Rio para o mundo!