Une TDLG toujours aussi appréciée

Une TDLG toujours aussi appréciée

Pour cette 16e édition, pas moins de 250 athlètes étaient au rendez-vous, venant d'aussi loin que de New York, de la France, des Maritimes ou de l'Ouest canadien.

Crédit photo : Photo Gracieuseté TDLG / ricochetdesign.qc.ca

Mine de rien, la Traversée de la Gaspésie (TDLG) en était déjà à sa 16e édition cette année et l’événement n’a pas perdu de sa verve au fil des ans, attirant son lot de participants d’ici et d’ailleurs et braquant les projecteurs sur un coin de pays qui vaut le détour même en hiver.

Pas besoin de côtoyer fondeurs et raquetteurs bien longtemps pour saisir l’atmosphère qui se dégage de cette semaine entre mer et montagne partagée parmi les amateurs de plein air. Les rires sont nombreux, les sourires sont accrochés à toutes les lèvres et les langues se délient rapidement lorsque les participants sont appelés à commenter leur expérience, qui a pris fin vendredi sous un soleil radieux avec une arrivée au Berceau du Canada. Tous s’entendent pour dire que la TDLG est rodée au quart de tour, mais notent surtout l’esprit de communauté qui s’en dégage, peu importe les origines ou le statut social.

Pour cette 16e édition, pas moins de 250 athlètes étaient au rendez-vous, venant d’aussi loin que de New York, de la France, des Maritimes ou de l’Ouest canadien.

Parmi ceux-ci, Marcia Beckner de Salmon Arm en Colombie-Britannique qui est venue à la TDLG avec un groupe de huit personnes. Cette dernière a été impressionnée par le professionnalisme de l’organisation, mais surtout par la gentillesse des bénévoles. « C’est remarquable. Tout le monde s’assure que nous sommes en sécurité. Nous recevons plein de petites attentions comme de la soupe chaude pour nous réchauffer. C’est très accueillant comme endroit. De plus, le décor est fort différent ici avec les réserves fauniques et la situation géographique entre mer et montagnes. Il ne me reste qu’à perfectionner mon français! »

La TDLG s’exporte

Le défi est évidemment grand pour se renouveler année après année, mais l’organisation réussit toujours à tirer son épingle du jeu de quelque façon que ce soit. Pour une première fois cette année, une collaboration a été faite avec la communauté micmac et les participants ont justement terminé leur périple au centre micmac de Corte-Real. De quoi réjouir la plupart des participants, dont la blogueuse Lydiane Saint-Onge qui était dans la région pour une deuxième fois cet hiver et qui s’est mise au ski de fond quelques semaines seulement avec de se lancer à l’assaut de la TDLG.

« C’est tellement amical comme événement, tout le monde me donnait des conseils et c’est comme si je venais de pratiquer un hiver au complet. Je me sens privilégiée de pouvoir terminer l’aventure ici dans une communauté micmac, c’est vraiment intéressant. Et les paysages d’hiver en Gaspésie, c’est extraordinaire! Honnêtement, je pense même que j’aime mieux la Gaspésie l’hiver que l’été. C’est encore plus beau et elle n’a rien à envier au reste du Canada avec la neige qui tombe ici, les conditions hivernales et surtout les gens. Ça gagne vraiment à être connu. »

Des mots qui résonnent évidemment aux oreilles de la grande responsable Claudine Roy, toujours aussi énergique et passionnée par cet été événement qui s’exportera même en sol français à la fin du mois de mai pour une édition à bottines. « Les gens adorent et j’ai une équipe de bénévoles en or. On se fait voir à travers le monde et c’est ce qu’on veut. On le rappelle toujours, mais le sport est vraiment un prétexte pour faire découvrir la région, la culture, nos attraits et nos racines. »

Avec les innombrables reportages sur la TDLG et tous les yeux rivés sur la Gaspésie pendant une semaine, force est de constater que le pari est toujours réussi encore 16 ans plus tard.