Université Laval : stages en région de nouveau autorisés en éducation physique

Université Laval : stages en région de nouveau autorisés en éducation physique

Il n’existe plus aucune restriction ou limitation territoriale aujourd'hui en matière de stages en région, et ce, dans la totalité des programmes offerts à l’Université Laval.

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Après une levée de boucliers concernant la décision de l’Université Laval d’interdire à la Gaspésienne Cathia-Marie Bujold son stage en éducation physique dans sa région natale, l’institution d’enseignement a finalement changé son fusil d’épaule.

L’Université Laval explique dans un communiqué que face aux préoccupations des acteurs régionaux devant la décision de limiter à la région de la Capitale-Nationale la réalisation des stages en éducation physique, ces derniers pourront maintenant être faits dans toutes les régions du Québec. Il n’existe donc plus aucune restriction ou limitation territoriale aujourd’hui en matière de stages en région, et ce, dans la totalité des programmes offerts à l’Université Laval.

« Après une analyse de la situation et une évaluation des possibilités, le Département a réussi à trouver des solutions d’encadrement et de supervision à distance lui permettant ainsi de rouvrir les stages en région tout en maintenant la qualité de la formation offerte dans ce domaine », a indiqué Jean-François Cardin, vice-doyen aux études de premier cycle à la Faculté des sciences de l’éducation.

L’ire régionale

Cathia-Marie Bujold s’était inscrite en éducation physique sachant qu’elle pourrait faire ses stages près de chez elle, selon les informations qui étaient véhiculées sur le site web de l’Université. Après deux ans d’études, l’étudiante originaire de Saint-Siméon-de-Bonaventure s’était ensuite vu refuser son stage en région, sous prétexte que cette option n’était plus disponible et que le département voulait assurer un contact direct entre les enseignants et les étudiants.

La Gaspésienne Cathia-Marie Bujold, à l’origine de la démarche.

La décision, initialement dénoncée sur Facebook, a rapidement suscité la grogne et a attiré l’attention des médias. Le député de Bonaventure a décrié la situation et a exprimé son souhait de lancer une pétition, parrainée par l’historien Jean-Marie Thibeault. Ce dernier s’est même demandé si les Gaspésiens ne devraient pas boycotter l’Université Laval.

L’institution d’enseignement s’est cependant ravisée et a refermé en une dizaine de jours cette boîte de Pandore en autorisant de nouveau les stages en éducation physique (et de tous les autres programmes) partout au Québec. Le Service de placement de l’Université Laval (SPLA) a d’ailleurs tenu à rappeler que pour les stages de 2017 dans les programmes sous son aile, ce sont 862 des 1961 stages (44%) qui ont été réalisés à l’extérieur de la région de la Capitale-Nationale.