Des retombées indirectes à prévoir pour l’éolien

Des retombées indirectes à prévoir pour l’éolien

Il n'y aura pas de construction de nouveau parc éolien à court terme pour subvenir à la demande, mais la réduction des surplus d'énergie sera certainement profitable dans un avenir rapproché.

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Le méga-contrat d’exportation que vient tout juste de remporter Hydro-Québec – avec à la clé une entente de 20 ans et des revenus estimés à près de 10 milliards de dollars – devrait avoir des répercussions positives pour les entreprises éoliennes. Mais pas tout de suite.

À priori, le projet Northern Pass acheminera de l’énergie jusqu’au Massachusetts à l’aide d’une ligne de transport de plus de 300 kilomètres qui devrait être mise en fonction en 2020 (l’état du New Hampshire doit cependant approuver le tracé avant qu’Hydro-Québec ne puisse sabrer le champagne). Qui plus est, la proposition retenue prévoit au final un approvisionnement exclusivement hydroélectrique, bien que d’autres projets couplant hydroélectricité et éolien aient été présentés.

Contrat applaudi

Ceci dit, ce contrat est tout de même salué dans l’industrie éolienne, à tout de moins pour le directeur général du TechnoCentre éolien. « On aurait pu espérer un scénario un peu différent comme nous sommes dans la filière éolienne, mais c’est une très très bonne nouvelle que le contrat soit accordé au Québec, précise Frédéric Côté, qui ne se dit par ailleurs pas surpris outre mesure par le choix de l’hydroélectricité. À défaut de retombées directes à court terme, on risque d’en avoir d’autres indirectes à moyen terme puisque ça va venir contribuer de façon significative à réduire les surplus. »

Il n’y aura donc pas de construction de nouveau parc éolien à court terme pour subvenir à la demande, mais la réduction des surplus d’énergie sera certainement profitable dans un avenir rapproché. « Lorsque viendra le temps de fournir de la nouvelle électricité au Québec, l’énergie éolienne va faire partie des solutions qui partent bien avec la capacité de déploiement rapide et les coûts de l’éolien. »

Frédéric Côté rappelle d’ailleurs que le secteur de l’énergie est particulièrement actif par les temps qui courent, ne serait-ce que les besoins ailleurs en Nouvelle-Angleterre, dans l’état de New York ou de ce côté-ci de la frontière en direction de nos voisins de l’Ontario. « Ça bouge dans le secteur et il va manifestement avoir d’autres besoins. Il y a des opportunités qui pointent à l’horizon alors on peut un peu se dire à la prochaine fois pour la filière éolienne », conclut-il.