Une grande fresque gaspésienne au cœur du plus récent Prix des libraires

Une grande fresque gaspésienne au cœur du plus récent Prix des libraires

Christophe Bernard a conquis le jury avec son premier roman La bête creuse, dont l'action se déroule dans sa Gaspésie natale.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Originaire de Maria, Christophe Bernard habite maintenant au Vermont mais ses racines l’ont grandement influencé dans la rédaction de son premier roman-fleuve La bête creuse, dont l’action débute dans la Gaspésie du début du dernier siècle à Saint-Lancelot-de-la-Frayère, un village fictif de la Baie-des-Chaleurs.

Les critiques étaient déjà dithyrambiques dès la sortie de cet ouvrage tissé serré de 720 pages et les littéraires s’entendaient pour vanter les mérites de ce roman ambitieux qui fait la part belle à la démesure, l’humour, les histoires de brosse et l’exagération; des points en commun que partagent plusieurs Gaspésiens, diront certains.

Aujourd’hui traducteur pour la maison d’édition Le Quartanier – qui a d’ailleurs édité son roman – Christophe Bernard a impressionné au point tel qu’il a été couronné du Prix des libraires 2018 dans la catégorie Romans, certainement l’une des plus grandes récompenses au Québec. Lors de sa mise en candidature, le jury avait déjà évoqué les qualités de l’œuvre qui puise son origine dans quelques-uns des éléments qui définissent intrinsèquement la Gaspésie.

« La bête creuse est un roman touffu qui aménage dans un feu roulant jubilatoire la rencontre improbable entre des légendes loufoques et des égarements éloquents. C’est l’histoire d’une rivalité épique ancrée dans une Gaspésie qui jacasse et qui pique. La langue océanique et joueuse scintille comme une mine à l’époque du Klondike tandis que les péripéties se succèdent à la vitesse d’une tirade de conteur en état de grâce! »

Le prix obtenu par Christophe Bernard a été remis en marge du premier Gala des Prix des libraires du Québec. Gageons que le roman sera probablement une lecture que plusieurs se feront un plaisir de dévorer avec l’été qui est à nos portes.