Un premier Mawiomi au parc Forillon

Un premier Mawiomi au parc Forillon

Ce premier Mawiomi, ce rassemblement traditionnel, a attiré près de 200 personnes pour les festivités de la Grande entrée à 9 h. Plusieurs danseurs étaient de la partie.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Dès 6 h mercredi, environ 125 personnes étaient déjà rassemblées au Cap-Bon-Ami pour la cérémonie du lever du soleil, à l’occasion du premier Mawiomi de Gespeg tenu en collaboration avec le parc national Forillon.

Par la suite, un peu après 9 h 30, les activités entourant cette journée de grand rassemblement traditionnel a attiré près de 200 personnes pour les festivités de la Grande entrée, réunissant notamment des danseurs, des chanteurs et des percussionnistes. Différents kiosques ont aussi été montés pour partager un pan de la culture micmac. Stephen Jerome, tête d’affiche du documentaire My father’s tool de sa conjointe Heather Condo, était notamment sur place pour fabriquer ses paniers traditionnels. Le tout coïncidait avec la Journée internationale des peuples autochtones, célébrée le 9 août. La cheffe de la Nation Micmac de Gespeg a profité de l’occasion pour réitérer le rapprochement avec le parc national Forillon.

« Cette collaboration née en 1997 s’est faite discrète depuis 20 ans, mais prend de l’ampleur avec l’ouverture du gouvernement canadien actuel envers les Autochtones, dont les Premières nations. Nous en sommes heureux car Gespeg est présente sur ce territoire depuis des centaines d’années », fait remarquer Manon Jeannotte. Depuis cette année, des guides-interprètes micmacs présentent hebdomadairement des activités d’interprétation au parc national Forillon pour mieux faire connaître leur culture.

Les peuples autochtones représentent 5 000 cultures différentes et 370 millions de personnes dans 90 pays, soit 5% de la population mondiale.

La cheffe a aussi tenu a rappelé que les peuples autochtones représentent 5 000 cultures différentes et 370 millions de personnes dans 90 pays, soit 5% de la population mondiale. D’où l’importance de citer le 10e anniversaire de la Déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. « Il reste encore un fossé à combler entre la reconnaissance officielle des peuples autochtones et la mise en œuvre de politiques sur le terrain […] Nous avons une volonté de protéger nos droits et préserver nos valeurs sociales, économiques et culturelles », conclut-elle.