Lelièvre interpelle Moreau à propos de l’Amiral

Lelièvre interpelle Moreau à propos de l’Amiral

L'Amiral est cloué en gare à Gaspé depuis 2015. Sa locomotive prendra bientôt le chemin vers New Richmond où elle sera utilisée pour le transport de marchandises.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Archives

Le rapatriement de la locomotive de l’Amiral vers New Richmond a trouvé écho jusqu’à l’Assemblée nationale.

Le député Gaétan Lelièvre a questionné mardi le ministre responsable de la Gaspésie et des Îles, Pierre Moreau, à savoir pourquoi le gouvernement n’a tout simplement pas pris une partie des 100 millions de dollars octroyés pour la réfection du rail entre Matapédia et Gaspé pour remettre tout de suite en état la portion nécessaire pour la circulation de l’Amiral, entre Percé et Gaspé.

« Est-ce que le gouvernement peut s’engager à mettre en priorité les réparations du tronçon Gaspé-Percé de 100 km, nécessitant des réparations qu’à une seule infrastructure, un seul pont ferroviaire [Haldimand] pour des travaux de 2 millions de dollars environ? »

Le ministre Moreau a rétorqué que des travaux concrets de planification sont en cours, mais n’a pas voulu s’engager concrètement à faire de ce tronçon une priorité, rappelant le caractère particulier de cette portion de rail.

« Un tronçon ferroviaire c’est une infrastructure beaucoup plus complexe qu’une route. Le tronçon dont on parle a la particularité d’être une voie ferrée côtière, ce qui implique des infrastructures encore plus spécifiques. La raison pour laquelle il y a des délais dans la mise en œuvre des travaux, c’est précisément parce qu’ils doivent être préparés en tenant compte de la réalité spécifique de cette infrastructure. […] assez unique en termes d’ingénierie. »

Rappelons que le gouvernement du Québec est devenu propriétaire du rail gaspésien en mars 2015. Trente-deux mois plus tard, ce dernier ne s’est toujours pas engagé à remettre sur pied en priorité le tronçon entre Gaspé et Percé, ce qui aurait pu permettre à l’Amiral de circuler et transporter son lot de croisiéristes, chose qu’il n’a pas fait depuis trois ans.

Le député Lelièvre s’est donc demandé s’il y a une réelle volonté du gouvernement, signalant que trois provinces canadiennes ont été reliées entre elles « au pic et à la pelle » entre 1867 et 1870. Ce à quoi Pierre Moreau a répondu qu’il fallait aujourd’hui bien plus qu’un pic et une pelle. « On reconnait que cette infrastructure est importante pour le développement économique de la région. Le chemin de fer de la Gaspésie va revivre », a-t-il conclu.