Le camp de jour de Murdochville sauvé in extremis

Le camp de jour de Murdochville sauvé in extremis

Une vingtaine de jeunes de 4 à 12 ans peuvent participer au camp de jour de Murdochville grâce à la mobilisation du milieu.

Les jeunes de 4 à 12 ans ont passé bien près de ne pas avoir de camp de jour cet été à Murdochville.

Heureusement, le milieu s’est serré les coudes et a trouvé les ressources nécessaires pour embaucher trois étudiants et organiser des activités estivales pour la vingtaine d’enfants qui y participent. « On est passé proche de ne pas avoir de camp de jour cette année à Murdochville, ce qui aurait été une bien mauvaise nouvelle, sinon une petite catastrophe pour les familles de la ville », souligne d’emblée Olivier Deruelle, agent de développement social à la MRC de La Côte-de-Gaspé.

Habituellement, les camps de jour sont chapeautés par des municipalités ou des OBNL. À Murdochville, c’est l’enseignant Mathieu Babin qui a porté à bout de bras ce projet pendant plusieurs années. Ce dernier a cependant décidé de passer le flambeau. Seul problème, aucune main ne s’est levée pour le reprendre.

« Devant le manque de repreneurs, on a vu ça venir et on s’est dit que ça ne se pouvait pas, une municipalité qui n’a pas de camp de jour avec les parents qui travaillent l’été. On a réussi en quelques mois à ficeler le tout et on en est bien fiers. On tire d’ailleurs notre chapeau à M. Babin. Il a fait une grosse et super de belle job. Ça n’avait pas de bon sens de continuer à supporter une organisation comme celle-là presque tout seul », ajoute Olivier Deruelle, qui a travaillé de pair à la MRC avec sa collègue Julie Parizeau pour mener à bien ce dossier.

Effort collectif

En fait, plusieurs acteurs de la communauté ont mis la main à la pâte et se sont mobilisés pour assurer la survie du camp de jour. Avec les embauches, les frais de déplacement, les frais d’activités et le matériel requis, la facture monte à environ 16 000$.

La Ville de Murdochville s’est engagée à porter le projet, en assumant notamment l’embauche des moniteurs (en raison des délais, le programme d’emploi d’été au fédéral n’était malheureusement plus disponible), en payant l’assurance du camp de jour et en mettant à disposition divers équipements de façon gratuite

Un comité de parents dynamique et dévoué s’est aussi créé, pour imaginer et mettre en place une programmation d’activités diversifiées, encadrer les moniteurs-étudiants, informer les parents et faire le lien avec eux. Plusieurs OBNL et entreprises ont ensuite donné un coup de main par le biais d’aides financières, de commandites ou d’offre d’activités. La MRC de La Côte-de-Gaspé, outre l’aide financière de 5 000$ qu’elle a accordée au projet, a coordonné l’ensemble de la démarche. Enfin, l’école des Prospecteurs a participé en mettant à disposition du camp de jour différents équipements et locaux. Reste maintenant à savoir si la mobilisation autour du camp de jour de Murdochville aboutira à une reprise ferme et en bonne et due forme de la part d’une organisation, la MRC précisant qu’elle avait offert une aide de dépannage non récurrente.

« Vu la mobilisation, on est pas mal optimistes. Je ne vois pas comment le soufflet pourrait retomber au point où on se retrouve dans le même problème l’année prochaine. On a un bon signal du milieu, mais du travail reste quand même à faire », conclut Olivier Deruelle.