L’ascension d’une humoriste gaspésienne

L’ascension d’une humoriste gaspésienne

Gala Juste pour rire, ComediHa!, apparition dans District 31, ZooFest, podcast avec Mike Ward, Juste pour rire en direct, bientôt des capsules pour Occupation Double à Bali et évidemment la tournée en province avec Les Grandes Crues : l’humoriste de Gaspé Ève Côté ne chôme pas par les temps qui courent alors que son nom et son visage sont de plus en plus connus au Québec.

La dernière fois qu’on s’est parlé, tu venais de commencer à faire les premières parties de Lise Dion. J’ai l’impression que c’était à une autre époque.

Effectivement, la dernière fois qu’on s’est parlé c’était la naissance des Grandes Crues, avec ma partenaire Marie-Lyne Joncas. On pensait pas pantoute que ça allait faire ça! Mais finalement, après le premier show, on s’est fait offrir une tournée et ça va faire deux ans en septembre qu’on tourne.

Vous avez récemment fait votre premier gala Juste pour Rire, est-ce qu’on peut dire que c’est une étape importante dans la carrière d’un humoriste?

C’est certain qu’il y a beaucoup d’humoristes de la relève présentement et on attache un peu moins d’importance à Juste pour Rire, dans le sens où on veut faire nos affaires comme on le sent et s’autoproduire. Mais de mon côté, quand je suis sortie de l’école [nationale de l’humour], je m’étais donné 5 ans pour en faire un. Ç’a finalement pris 3 ans alors je suis en avance sur mon planning. Mais c’est certain que ça reste le rêve de n’importe qui qui commence à faire de l’humour. On l’a vécu et c’était vraiment le scénario idéal, c’était malade!

Qu’est-ce que tu entends par scénario idéal?

Tu arrives, tu as 3 500 personnes devant toi, tu fais ton numéro, ça rit exactement où tu veux que ça rit et à la fin tu as un standing ovation. C’est juste fou! Les deux galas, à 18 h 30 et 21 h 30, ça été écœurant!

Faire un premier Juste pour rire, c’est bien, mais recevoir des bonnes critiques, c’est encore mieux. Pour résumer, tout le monde s’entendait pour dire que le gala dans son ensemble était couci-couça, mais que votre numéro s’est démarqué. La Presse a même écrit que vous aviez volé le spectacle et donné le titre de surprise de la soirée.

Ça, c’est super! Tu te lèves le lendemain matin et tu sais pas trop ce qui est arrivé. Tu lis les critiques et tu te dis que t’as pas halluciné et que ç’a vraiment bien été. C’est ben cucu, mais c’est quand même un rêve de réalisé.

Parlant de bonne critique, une de vos capsules en ligne des Conseils des Crues a beaucoup fonctionné sur les réseaux sociaux …

La première s’est rendue à quelque chose comme 800 000 views. En 2 jours, on en avait 500 000. C’est une cristie de belle carte de visite pour la vente de billets! Depuis cette capsule-là, on est sold out pratiquement partout. Internet ça compte pour beaucoup maintenant, beaucoup plus qu’un gala Juste pour rire il y a 15 ans. Là, on a la chance d’avoir les deux, c’est pas plate pantoute!

Et on a vu que tu te joignais à l’équipe d’Occupation Double. Tu vas faire quoi?

Après chaque émission à V, nous on embarque en direct après à MusiquePlus pour commenter l’émission. C’est du gros potinage, essayer de voir les stratégies des concurrents et faire des prévisions. Ça va être un p’tit talk-show ben cool!

Mais dis-moi, avec tes projets télé et le Web, est-ce que tu vas délaisser la scène?

En fait c’est vraiment la scène qui me drive; l’énergie du public. C’est vraiment mon dada, mais de plus en plus je fais des p’tits trucs en télé. J’haïs pas ça. Éventuellement, je vais pousser de ce côté-là, avec OD et un autre projet que je ne peux pas parler …

Donc grosso modo, si on fait un bilan depuis la dernière fois qu’on s’est parlé il y a deux ans …

ç’a été très bon. Je rentre dans mes objectifs. On veut toujours que ça aille plus vite, mais ça va quand même bien. Ça fait quand même juste 3 ans que je suis ortie de l’école. Je me garde active.