Junex et l’Albertaine Cuda Energy deviennent Cuda Oil and Gas

Junex et l’Albertaine Cuda Energy deviennent Cuda Oil and Gas

L'injection d'une tranche supplémentaire de 7,5 millions de dollars dans le projet Galt est à l'ordre du jour.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Après la fusion de Pétrolia avec Pieridae Energy en octobre, c’est au tour de Junex d’être avalée par une société albertaine, Cuda Energy.

Les deux entités se regrouperont en vue de créer une nouvelle société de production de pétrole léger, sous le nom de Cuda Oil and Gas. La nouvelle entreprise sera dirigée par l’équipe de direction actuelle de Cuda avec notamment Mathieu Lavoie qui agira à titre de vice-président, secteur Québec. Ce dernier était jusqu’à récemment encore vice-président aux opérations chez Junex. Le conseil d’administration sera quant à lui composé de sept représentants de Cuda et deux autres issus de Junex. Le premier sera Jean‑Yves Lavoie, président et chef de la direction de Junex, alors que le second reste à déterminer.

« Après avoir examiné toutes les solutions de rechange qui s’offraient à Junex, nous sommes convaincus que notre association avec Cuda nous permettra de tirer des rentrées de fonds solides des éléments d’actif pétroliers et gaziers de qualité situés au Wyoming et en Alberta, contribuant ainsi à augmenter la valeur de la participation des actionnaires, dans l’attente de recevoir les autorisations nécessaires pour les opérations au Québec », a mentionné via communiqué Jean‑Yves Lavoie.

Parmi les raisons évoquées par ce regroupement, les deux entreprises ont conjointement souligné qu’une capitalisation boursière accrue permettra une meilleure liquidité. Le projet Galt, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Gaspé, en direction de Murdochville, est encore dans les plans de Cuda Oil and Gas même si la demande d’exploitation demeure sans réponse depuis environ deux ans. L’injection d’une tranche supplémentaire de 7,5 millions de dollars dans ce projet est d’ailleurs à l’ordre du jour.

Au final, en mois d’un an, deux entreprises québécoises œuvrant dans le secteur des hydrocarbures ont disparu pour être regroupées ou fusionnées avec des sociétés de l’ouest canadien, ce qui a fait dire à certains que ce vieux rêve d’exploiter le pétrole du Québec par et pour les Québécois était maintenant chose du passé.