Fusion des hebdos locaux Le Pharillon et Le Havre

Fusion des hebdos locaux Le Pharillon et Le Havre

La fusion n'entraînera aucune perte d'emploi et tant les équipes rédactionnelles, administratives et aux ventes demeureront en place.

Crédit photo : Photo Le Pharillon – Jean-Philippe Thibault

Le journaux locaux Le Havre et Le Pharillon ne font maintenant plus qu’un.

L’hebdomadaire Le Havre, distribué jusqu’ici à toutes les portes de la MRC Rocher-Percé, a donc fait son dernier tour de piste le 7 mars, dans la forme qu’on lui connaissait jusqu’alors. Les deux journaux propriété de MÉDOmédia ont maintenant fusionné et la nouvelle entité conservera les deux noms. Le nouvel hebdomadaire sera dorénavant distribué à toutes les portes, de Port-Daniel-Gascons jusqu’à Grande-Vallée, en passant par toutes les municipalités entre les deux et Murdochville.

Le directeur général de MÉDOmédia, Claude Dauphin, a expliqué que cette décision s’explique notamment par le grand nombre de dossiers partagés entre les deux secteurs. « De plus en plus, les deux régions ont des ressemblances, des intérêts et des défis communs, que ce soit le transport, le tourisme et tous ces grands enjeux. C’est dans une optique de traiter les dossiers de façon conjointe pour les journalistes et que les gens puissent s’y retrouver totalement. »

Décision d’affaires?

Depuis plusieurs mois déjà, Le Havre perdait du volume et comptait maintenant en moyenne un peu plus d’une dizaine de pages par semaine, depuis le début de l’année 2018. De janvier à mars, chacune des éditions comprenait entre 8 et 12 pages, à une exception près (5 fois 12 pages, 3 fois 8 pages et 1 fois 16 pages). Questionné à savoir si cette décision n’était pas avant tout une décision d’affaires – au-delà des enjeux journalistiques et en regard de la baisse de la publicité dans le monde des médias écrits en général et celui du Havre en particulier – Claude Dauphin avoue que le recrutement n’était pas simple. Il cite en exemple les curriculum vitae qui se faisaient rares pour le poste de conseillère aux ventes, qui est resté vacant très longtemps, malgré les annonces répétées pour combler l’emploi. Il indique par ailleurs que le spectre d’une fusion planait depuis longtemps sur Le Havre.

« J’ai parlé aux gens de Québecor et aux gens de TC Média [les deux précédents propriétaires] et ils ont toujours eu l’idée de le faire, mais ils ne sont jamais passés à l’action. En tout cas c’est ce qu’ils m’ont dit. Oui il va y avoir une certaine économie d’échelle, mais on va surtout pouvoir offrir un journal avec davantage de nouvelles », explique le directeur général, en prenant pour exemple la prochaine édition qui fera 32 pages. Ce dernier ajoute que des ententes ont été prises avec les pigistes du Rocher-Percé pour s’assurer de continuer à livrer un contenu local de qualité.

Même équipe

Cette fusion n’entraînera au final aucune perte d’emploi, selon Claude Dauphin. Un journaliste permanent s’occupera toujours des nouvelles pour le territoire de La Côte-de-Gaspé alors que deux pigistes, Thierry Haroun et Ariane Aubert Bonn – qui collaboraient déjà de manière régulière pour Le Havre – continueront de traiter les dossiers de la MRC Rocher-Percé. Toutes les ressources administratives et aux ventes demeurent également en fonction dans les deux secteurs, tout comme au journal l’Écho de la Baie dans la Baie-des-Chaleurs, également propriété de MÉDOmédia.

Rappelons qu’en juin 2016, TC Média mettait fin au journal régional Le Transgaspésien en les fusionnant aux journaux locaux Le Pharillon, L’Écho de la Baie et Le Havre. Un an plus tard, en juin 2017, les hommes d’affaires Claude Dauphin et André Méthot rachetaient à TC Média ces trois mêmes journaux. Le montant de la transaction n’avait pas été rendu public. On sait cependant que trois ans plus tôt, en juin 2014, Québecor avait vendu 74 de ses hebdos à TC Média pour la somme de 75 millions de dollars.