Un béluga de 5 mètres échoué à l'Anse-à-Valleau


Publié le 3 avril 2017

Le béluga échoué mesure 4,85 mêtres et est l'un des gros de son espèce.

©Photo TC Media – Jean-Philippe Thibault

La première carcasse de béluga de l'année a été retrouvée la semaine dernière à Gaspé, du côté de l'Anse-à-Valleau.

Un signalement citoyen a été effectué mercredi au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins et un spécialiste de l’Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent est venu recueillir différents échantillons organiques vendredi midi. De la peau, du gras, du muscle et une portion de la mâchoire inférieure ont été extraits pour des analyses ultérieures. Pour l'instant, l'imposante carcasse est toujours sur le rivage. Il s'agit d'un mâle d'une longueur de 4,85 mètres. La littérature scientifique signale que les bélugas peuvent mesurer entre 3 et 5 mètres, ce qui en fait l'un des plus gros de son espèce. Selon les premières évaluations, il pourrait peser jusqu'à deux tonnes. Impossible cependant de déterminer de manière précise les causes ni la date du décès de ce spécimen. La bête n'était pas suffisamment fraîche pour procéder à une nécropsie. La présence de la carcasse a également été signalée au ministère de l'Environnement qui pourrait éventuellement s'occuper d'en disposer, à moins que la mer et la nature ne s'en chargent elles-mêmes. Mais il semble que l'animal ne cause pas de problème ni de nuisance pour l'instant auprès des résidents des alentours.

Au Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, on répertorie de 15 à 20 carcasses de bélugas annuellement dans le Saint-Laurent. On observe cependant rarement des bélugas dans les eaux de la Gaspésie. Les premiers signalements arrivent généralement en avril et en mai, mais l'organisation a déjà enregistré un signalement pour un béluga échoué le 9 mars, en 2010. Un deuxième signalement de béluga décédé vient d'ailleurs d'être effectué, cette fois du côté des Îles-de-la-Madeleine. La porte-parole Josiane Cabana rappelle d'ailleurs d'éviter tout contact avec les carcasses et qu'il est illégal de faire tout prélèvement sur l'animal, puisque l'espèce est protégée par la Loi sur les espèces en péril.

« Si un citoyen voit une carcasse, il est d'abord invité à nous appeler. Ensuite il ne faut pas toucher les animaux en décomposition qui peuvent être porteurs de bactéries et de maladies. Nous avons des équipes formées avec le matériel nécessaire qui vont se charger de la situation. Les gens se demandent aussi parfois s'ils peuvent récupérer des ossements ou certaines parties. La réponse est non, puisque c'est illégal. » Les citoyens sont donc plutôt invités à signaler le 1 877-7baleine.