Davantage d’orignaux dans les forêts gaspésiennes

Davantage d’orignaux dans les forêts gaspésiennes

Les mâles adultes ne représentent que 17% de la population d'orignaux en Gaspésie.

Crédit photo : Photo depositphotos.com

Déjà reconnue pour être très giboyeuse, la zone de chasse 1 a vu sa population d’orignaux augmenter dans les 10 dernières années.

C’est le constat que dresse le ministère des Forêts et de la Faune qui a réalisé un inventaire aérien cet hiver; une première depuis 2007. La population hivernale d’orignaux a été estimée à plus de 16 000 individus, soit une densité moyenne de 8,9 orignaux par 10 km². Ce résultat représente une augmentation de 13 % par rapport à celui estimé de 7,9 orignaux par 10 km² à l’inventaire précédent.

Déséquilibre

Si la zone 1 accueille environ 25 000 chasseurs annuellement, l’augmentation du nombre d’orignaux est évidemment pour eux une bonne nouvelle. Sauf que la structure de la population a connu des changements importants depuis 2007. Les femelles adultes représentent maintenant 64 % du cheptel, en augmentation de 29 % depuis 2007. Les mâles adultes ne sont que 17% – en baisse de 12 points de pourcentage en 10 ans – alors que les veaux comptent pour 19%.

Cette année, à l’exception de ceux qui ont eu la main heureuse au tirage au sort pour les permis de femelles, seuls les mâles et les veaux peuvent être chassés à la carabine dans la zone 1. Il y aura donc grosso modo un potentiel de 5 760 bêtes à abattre parmi les 25 000 personnes qui seront sur le territoire.

Le ministère indique que l’état de situation actuel de la population d’orignaux –  excluant les réserves fauniques et les parcs – serait principalement imputable à la protection accrue des femelles et au taux d’exploitation élevé des mâles adultes au cours des dernières années. « Ces deux facteurs ont eu pour impact d’accentuer le déséquilibre des sexes dans la population et d’influer ainsi sur sa productivité », peut-on lire dans un document du ministère.

Plus de permis de femelles

Pour assurer le maintien de la densité cible de 10 orignaux par 10 km² établie dans le plan de gestion 2012-2019, le ministère augmentera d’ailleurs le nombre de permis délivrés autorisant annuellement l’abattage de femelles.

« Cette stratégie de gestion permettra du même coup d’atténuer le déséquilibre des sexes actuellement observé dans la population, de diminuer la pression de chasse sur les mâles adultes et de favoriser une meilleure productivité globale de la population », indique le ministère.

Rappelons que la chasse à la carabine s’ouvrira le 14 octobre et se terminera le 22 en Gaspésie.