Près de 80 camps de chasse brûlés en Gaspésie

Près de 80 camps de chasse brûlés en Gaspésie

Un camp de chasse brûlé cet hiver.

Crédit photo : Collaboration spéciale Thierry Haroun

Un texte de Thierry Haroun – Pas moins de 79 camps de chasse illégaux ont été brûlés par le ministère des Ressources naturelles dans la région administrative de la Gaspésie au cours des deux dernières années.

Certains camps de chasse illégaux ont défrayé la chronique depuis l’hiver dernier via des demandes d’accès à l’information et des entrevues auprès des autorités gouvernementales. Nous avons ainsi appris que le ministère de l’Environnement a émis un permis en janvier 2017 auprès des Ressources naturelles (MERN) lui permettant de procéder au brûlage d’un maximum de 70 camps de chasse illégaux situés sur les terres de Couronne. Les chiffres que nous avons obtenus démontrent que le MERN a procédé au brûlage de 52 camps en 2017, sans compter trois démantèlements alors que 189 autres propriétaires de camps illégaux ont libéré leur site suivant les avis d’éviction du ministère. « Dans ces derniers cas, en fait, les occupants ont en d’autres mots ramassés leurs choses d’eux-mêmes après avoir pris connaissance de l’affichage leur demandant de quitter les lieux », précise au téléphone le porte-parole du MERN, Nicolas Bégin.

Par ailleurs, pour l’année 2016, le ministère a procédé au brûlage de 27 camps de chasse illégaux alors que 73 autres personnes ont libéré leur site suivant les avis d’éviction. Maintenant, afin de connaître les devoirs et responsabilités du MERN une fois les sites brûlés, le ministère de l’Environnement nous a confirmé par courriel qu’à la suite de l’activité de brûlage, le site doit être nettoyé et les cendres et résidus transportés au site d’enfouissement. « Le Ministère n’impose toutefois pas de délai pour finaliser le nettoyage. Advenant le cas où des citoyens sont témoins de résidus laissés sur place, ils sont invités à contacter [le ministère de l’Environnement] pour y faire un signalement. Le ministère prendra par la suite les mesures nécessaire pour faire remédier à la situation. »

Nettoyage en cours

Si Nicolas Bégin n’était pas en mesure de nous dire le nombre de sites qui ont été complètement nettoyés à ce jour suivant les brûlages, il assure toutefois que les règles émises par le ministère de l’Environnement sont suivies à la lettre et que le processus de nettoyage suit sont cours jusqu’en décembre. « D’ailleurs, il y a une firme qui a été embauchée pour nettoyer les cas où il y a plus de débris. Le travail de nettoyage se poursuit», conclut-t-il.