Rail : Québec doit agir vite selon les députés Roy et Lelièvre


Publié le 24 février 2017

Les députés gaspésiens demandent à Québec d’investir le plus vite possible afin de remettre à niveau le rail.

©Marielle Guay

ÉCONOMIE . Les députés Sylvain Roy et Gaétan Lelièvre demandent encore une fois au gouvernement du Québec, et surtout au ministre des Transports et au ministre régional de la Gaspésie, d’annoncer des investissements pour la mise à niveau du rail entre Matapédia et Gaspé.

Lors d’une conférence de presse commune tenue à l’Hôtel du parlement à Québec, les députés ont rappelé le consensus régional qui existe à ce chapitre. Ils ont aussi mentionné que les citoyens et de nombreux acteurs économiques et politiques de la Gaspésie attendent impatiemment l’annonce d’investissements.

« Presque quatre ans après l’interruption du service ferroviaire sur la pointe gaspésienne, les citoyens de la région attendent que le gouvernement investisse pour réparer le rail et ainsi ramener des activités ferroviaires jusqu’à Gaspé », affirment les députés Lelièvre et Roy.

Les hommes politiques font observer que plusieurs entreprises de la Gaspésie attendent ces investissements. Mentionnons seulement des entreprises comme LM Wind Power et Ciment McInnis. Dans ce cas, la nouvelle compagnie de ciment a même signé une entente avec la Société du chemin de fer de la Gaspésie pour la distribution de ciment depuis New Richmond vers différents marchés au Canada et aux États-Unis. L’entente prévoit le transport d’environ 140 000 tonnes de ciment sur une période de 5 ans.

D’autres entreprises majeures, ne voulant pas se dévoiler publiquement, ont également exprimé leur besoin d’avoir accès au rail afin d’assurer le développement et la pérennité de la région.

Sylvain Roy et Gaétan Lelièvre affirment que la « Gaspésie a droit à sa part du gâteau, surtout en sachant que les effets d’un rail fonctionnel de Matapédia à Gaspé seront bénéfiques pour l’économie locale et nationale, la mobilité des personnes et des marchandises ainsi que pour l’occupation du territoire gaspésien. Nous en avons les preuves concrètes et l’ensemble des acteurs concernés sont unanimes à ce sujet. »