Une étude pour démontrer la rentabilité du rail gaspésien

Alain Lavoie alain.lavoie@tc.tc Publié le 23 février 2016

Le Gouvernement du Québec est propriétaire du rail gaspésien, l’opérateur est la Société du chemin de la Gaspésie, qui elle, est la propriété des MRC qui sont régies par 34 municipalités gaspésiennes.

©Photo Gracieuseté André St-Amant

La Société du chemin de la Gaspésie (SCFG) jongle présentement avec plusieurs scénarios de développement du rail entre Matapédia et Gaspé.

La Société a en main une étude commandée l’automne 2015, au coût de 132 000 $, à la firme CANARAIL. L’objectif de l’étude, selon le président de la SCFG, Éric Dubé, est de démontrer au gouvernement qu’un coup réhabilité ce tronçon sera rentable sur les opérations. « Il y a cinq orientations dans ce rapport, cinq tronçons étudiés indépendamment l’un de l’autre pour en finir avec l’étude de l’ensemble du tronçon », précise M. Dubé.

Présentement, le rail gaspésien n’est occupé que de Nouvelle à Caplan, et le plus gros client est la scierie Temrex à Nouvelle. Le président Dubé explique : « Présentement, notre mandat est de desservir jusqu’à Caplan en raison de la présence d’entreprises comme Rail GD, Delta, la Coopérative agricole de Caplan et certains producteurs agricoles qui doivent exporter du grain à l’occasion. » D’autres clients pourront s’ajouter, entre autres, Ciment McInnis à Port-Daniel-Gascons.

Travaux importants

Du côté du Conseil du trésor, l’argent a déjà été autorisé pour effectuer des travaux sur la section Matapédia à Caplan. « On ne connait pas les chiffres, mais le gouvernement mettra l’argent qu’il faut. On pourrait parler de 30 à 40 millions de dollars pour cette section seulement », ajoute Éric Dubé.

Dans ce secteur, des travaux d’envergure se dérouleront au cours des prochains mois alors que le ministère des Transports ira en appel d’offres sur trois gros dossiers sur ce premier tronçon : rénover les  ponts à Cascapédia-St-Jules (environ 20 M$), changer 10 000 dormants, injecter 10 000 tonnes de ballast (lit de pierres ou de graviers sur lequel repose une voie de chemin de fer) et refaire un pont à Restigouche (au coût de 1 M$).

Mais il reste encore beaucoup de rail à analyser : « Là, on prolonge tronçon par tronçon. Il y a Ciment McInnis, il y a aussi Via Rail dans le décor, il y a le tronçon Gaspé-Percé pour le train touristique et enfin, il y a tout le rail au complet pour le transport de marchandises et le transport de passagers jusqu’à Gaspé. »

Rappelons qu’une bonne synthèse du document en question de CANARAIL sera rendue publique le 26 février prochain.

Le Gouvernement du Québec est propriétaire du rail gaspésien, l’opérateur est la Société du chemin de la Gaspésie, qui elle, est la propriété des MRC gaspésiennes qui sont régies par 34 municipalités gaspésiennes.

En manchette

Pénurie de main-d'oeuvre en tourisme en vue

Par Thierry Haroun - Si la tendance se maintient, la pénurie de main-d'oeuvre dans le secteur touristique en Gaspésie pourrait s'accentuer et causer bien des tracas pour les acteurs intéressés. Un enjeu que prend très au sérieux Tourisme Gaspésie.

Une étude pour démontrer la rentabilité du rail gaspésien

Alain Lavoie alain.lavoie@tc.tc Publié le 23 février 2016

Le Gouvernement du Québec est propriétaire du rail gaspésien, l’opérateur est la Société du chemin de la Gaspésie, qui elle, est la propriété des MRC qui sont régies par 34 municipalités gaspésiennes.

©Photo Gracieuseté André St-Amant


La Société du chemin de la Gaspésie (SCFG) jongle présentement avec plusieurs scénarios de développement du rail entre Matapédia et Gaspé.

La Société a en main une étude commandée l’automne 2015, au coût de 132 000 $, à la firme CANARAIL. L’objectif de l’étude, selon le président de la SCFG, Éric Dubé, est de démontrer au gouvernement qu’un coup réhabilité ce tronçon sera rentable sur les opérations. « Il y a cinq orientations dans ce rapport, cinq tronçons étudiés indépendamment l’un de l’autre pour en finir avec l’étude de l’ensemble du tronçon », précise M. Dubé.

Présentement, le rail gaspésien n’est occupé que de Nouvelle à Caplan, et le plus gros client est la scierie Temrex à Nouvelle. Le président Dubé explique : « Présentement, notre mandat est de desservir jusqu’à Caplan en raison de la présence d’entreprises comme Rail GD, Delta, la Coopérative agricole de Caplan et certains producteurs agricoles qui doivent exporter du grain à l’occasion. » D’autres clients pourront s’ajouter, entre autres, Ciment McInnis à Port-Daniel-Gascons.

Travaux importants

Du côté du Conseil du trésor, l’argent a déjà été autorisé pour effectuer des travaux sur la section Matapédia à Caplan. « On ne connait pas les chiffres, mais le gouvernement mettra l’argent qu’il faut. On pourrait parler de 30 à 40 millions de dollars pour cette section seulement », ajoute Éric Dubé.

Dans ce secteur, des travaux d’envergure se dérouleront au cours des prochains mois alors que le ministère des Transports ira en appel d’offres sur trois gros dossiers sur ce premier tronçon : rénover les  ponts à Cascapédia-St-Jules (environ 20 M$), changer 10 000 dormants, injecter 10 000 tonnes de ballast (lit de pierres ou de graviers sur lequel repose une voie de chemin de fer) et refaire un pont à Restigouche (au coût de 1 M$).

Mais il reste encore beaucoup de rail à analyser : « Là, on prolonge tronçon par tronçon. Il y a Ciment McInnis, il y a aussi Via Rail dans le décor, il y a le tronçon Gaspé-Percé pour le train touristique et enfin, il y a tout le rail au complet pour le transport de marchandises et le transport de passagers jusqu’à Gaspé. »

Rappelons qu’une bonne synthèse du document en question de CANARAIL sera rendue publique le 26 février prochain.

Le Gouvernement du Québec est propriétaire du rail gaspésien, l’opérateur est la Société du chemin de la Gaspésie, qui elle, est la propriété des MRC gaspésiennes qui sont régies par 34 municipalités gaspésiennes.