Coût de la fibre de bois: on presse le gouvernement d'agir

Dominique Fortier dominique.fortier@tc.tc Publié le 11 janvier 2016

Le coût de la fibre de bois est l'un des principaux éléments de la crise que vit actuellement l'industrie forestière.

©Photo TC Media - Dominique Fortier

Le coût trop élevé de la fibre décrié par les acteurs de l'industrie forestière est également dénoncé par les députés du deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le porte-parole en matière de mines et de forêts pour la Coalition Avenir Québec, Claude Surprenant presse le gouvernement d'agir avant que des dommages irréparables soient causés à l'industrie forestière. « Le marché du bois n'est pas un secteur dinosaure. Il compte encore 60 000 emplois au Québec et il serait temps que le gouvernement révise son régime forestier. »

Le régime forestier mérite une sérieuse révision

André Lamontagne, député du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le cas du Groupe Lebel à Cap-Chat est un exemple parfait des effets du coût de la fibre trop élevé. L'usine a d'ailleurs dû cesser ses activités un mois avant la fermeture saisonnière annoncée, justement en raison de la morosité du marché. Les dirigeants du Groupe Lebel avaient alors parlé du mètre cube qui était 10 $ plus élevé qu'ailleurs au Canada. Une inquiétude plane d'ailleurs sur la réouverture de l'usine en mars prochain même si elle demeure dans les plans de l'entreprise.

Des cas partout au Québec

Le député du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Lamontagne déplore la perte de 85 emplois dans sa région suite à la fermeture d'usine de papier appartenant à Produits forestiers Résolu en septembre dernier. « Le régime forestier mérite une sérieuse révision en concertation avec les acteurs du milieu parce qu'actuellement, il nuit gravement à la concurrence entre nos entreprises. »

On cite aussi le cas de Rivière-aux-Rats en Mauricie qui a vu 300 employés d'une scierie perdre leur emploi dans les derniers mois. « Le coût d'approvisionnement en bois a connu une hausse de 12 % entre 2012 et 2014. Je crois en la bonne foi du ministre des Forêts, Laurent Lessard mais il est urgent d'agir dès la rentrée parlementaire. Le temps des comités et des rapports est terminé. Il est maintenant le temps de passer à l'action », conclut Claude Surprenant.

En manchette

Coût de la fibre de bois: on presse le gouvernement d'agir

Dominique Fortier dominique.fortier@tc.tc Publié le 11 janvier 2016

Le coût de la fibre de bois est l'un des principaux éléments de la crise que vit actuellement l'industrie forestière.

©Photo TC Media - Dominique Fortier


Le coût trop élevé de la fibre décrié par les acteurs de l'industrie forestière est également dénoncé par les députés du deuxième groupe d'opposition à l'Assemblée nationale.

Le porte-parole en matière de mines et de forêts pour la Coalition Avenir Québec, Claude Surprenant presse le gouvernement d'agir avant que des dommages irréparables soient causés à l'industrie forestière. « Le marché du bois n'est pas un secteur dinosaure. Il compte encore 60 000 emplois au Québec et il serait temps que le gouvernement révise son régime forestier. »

Le régime forestier mérite une sérieuse révision

André Lamontagne, député du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Le cas du Groupe Lebel à Cap-Chat est un exemple parfait des effets du coût de la fibre trop élevé. L'usine a d'ailleurs dû cesser ses activités un mois avant la fermeture saisonnière annoncée, justement en raison de la morosité du marché. Les dirigeants du Groupe Lebel avaient alors parlé du mètre cube qui était 10 $ plus élevé qu'ailleurs au Canada. Une inquiétude plane d'ailleurs sur la réouverture de l'usine en mars prochain même si elle demeure dans les plans de l'entreprise.

Des cas partout au Québec

Le député du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André Lamontagne déplore la perte de 85 emplois dans sa région suite à la fermeture d'usine de papier appartenant à Produits forestiers Résolu en septembre dernier. « Le régime forestier mérite une sérieuse révision en concertation avec les acteurs du milieu parce qu'actuellement, il nuit gravement à la concurrence entre nos entreprises. »

On cite aussi le cas de Rivière-aux-Rats en Mauricie qui a vu 300 employés d'une scierie perdre leur emploi dans les derniers mois. « Le coût d'approvisionnement en bois a connu une hausse de 12 % entre 2012 et 2014. Je crois en la bonne foi du ministre des Forêts, Laurent Lessard mais il est urgent d'agir dès la rentrée parlementaire. Le temps des comités et des rapports est terminé. Il est maintenant le temps de passer à l'action », conclut Claude Surprenant.